Editorial

 « Cadrans solaires, sur les chemins du Saint-Suaire » – Tome IV

Mon nouveau livre numérique, pour tous les amateurs de cadrans solaires et d’Histoire, est disponible à la vente en m’écrivant sur : firstsavoie@gmail.com

Après deux livres présentant les « Cadrans solaires de Paris », et un troisième rassemblant les « Cadrans sur les chemins de Compostelle » qui nous fait traverser toute l’Europe, je vous invite sur les déplacements du Saint Suaire de Turin.
Un long voyage depuis la Palestine jusqu’en Europe, en passant par la Turquie. Puis les diverses étapes restent parfois mystérieuses. De longues recherches m’ont permis de retrouver des témoignages qui permettent de désigner les personnes qui ont participé au déplacement de la relique jusqu’à Chambéry en pays de Savoie*, avant « l’ultimo viaggio » l’emmenant définitivement à Turin. *L’origine du nom Savoie remonte au IIIème siécle Sapaudia = Pays des sapins.
La pièce de lin désignée : Linceul = linteum en latin, servait à l’inhumation des morts. Le petit linge utilisé pour essuyer la sueur d’un visage, ou qui pouvait servir à couvrir la face du défunt en s’intercalant sous le drap mortuaire se désigne suaire. Une déformation de traduction a contribué à faire désigner le Linceul par le terme de « Saint Suaire ».
Découvrons le parcours du linge sacré de plus de deux mille ans, et où la science s’avère dubitative sur une véracité ou un bel imaginaire qui aurait pu être réalisé par la main d’un extraordinaire et talentueux artiste visionnaire.
Croire ou ne pas croire, laissera un certain trouble interrogatif. Comme cela s’est produit pour les éminents experts ayant approché et touché la toile de lin en 1902, 1930, 1973, 1988 et 2002, ainsi que pour les pieuses Clarisses de Chambéry qui ont participé à sa restauration, en 1534.
Avançons ensemble… Les cadrans solaires témoins du périple et de la fuite à Turin, nous accompagneront.

François Bocqueraz


La géographie relative au Saint Suaire comporte deux zones résidentielles, Lirey-Chambéry et Turin, et deux itinéraires, de Jérusalem à Lirey, si l’on admet l’authenticité, et de Chambéry à Turin, dans tous les cas. Ce nouveau livre numérique de François Bocqueraz va les parcourir, tous les quatre, pour explorer et nous présenter leurs trésors religieux, architecturaux, artistiques, littéraires et aussi nous montrer toute la diversité et la science qu’y manifestent les cadrans solaires qui les jalonnent et les agrémentent.
Dès le seuil de l’ouvrage, le Temps est présent puisque quatre-vingt pages nous enseignent comment on le concevait et le mesurait au Moyen-Âge. Se succèdent alors les textes et les images qu’ont suscités les scaphés et les hemispheria antiques, les clepsydres, les astrolabes et les cadrans canoniaux ; des manuscrits, des livres d’heures, des antiphonaires, des ouvrages d’astronomie révèlent leurs plus merveilleuses enluminures et nous remémorent les noms illustres de Raban Maur, saint Benoît de Nursie, Gerbert d’Aurillac, Bède le Vénérable. Les cadrans égyptiens du Louvre, le cadran d’Achaz, les huit cadrans à heures temporaires sur la Tour des vents, à Athènes, nous sont présentés et expliqués. Le calcul de la date de la Pâque juive et les horloges de la Passion qui baliseront les instants de la journée juive, entrent aussi dans ces notions fondamentales, gravées aussi sur l’ardoise du cadran de l’abbé Rasquin. Une annexe finale nous rappellera comment on trace les heures judaïques – ou temporaires – sur tous les cadrans.
L’itinéraire possible du Saint Suaire, depuis les années 35/40, à Jérusalem, jusqu’à Lirey, en Champagne (1357), puis à Chambéry (1453), pourrait passer par la vallée du Jourdain, Edesse, Constantinople (de 639 à 1204), Athènes (1205), Lirey et Chambéry.
Une fois installé dans la Sainte-Chapelle, le Saint Suaire n’en sort  que pour de brèves ostensions, presque toutes limitées à la Savoie, mais sa renommée se répand bien au-delà. C’est, pour l’auteur, l’occasion de nous montrer quelques cadrans solaires des environs de Chambéry, sans s’astreindre à une sévère chronologie. Alors, nous verrons le cadran analemmatique de Brou et une nombreuse famille de cadrans cruciformes dont une face se soulève pour donner accès au reliquaire intérieur. Au bord du lac d’Annecy, le cadran « Unique » du frère Arsène, capucin, avec son étoile à sept rayons, nous plongera dans l’admiration, tout autant que cette ardoise réparée par lui, dans l’abbaye d’Hautecombe, qui donne l’heure dans 47 lieux du monde, à l’égal du cadran de Rumilly. A Chambéry même, la méridienne de la place Saint-Léger, dont les rinceaux du style sont ciselés comme une pièce d’orfèvrerie, et le cadran horizontal de l’église Sainte-Ombre, avec son chapeau pyramidal, nous retiendront longtemps.
En 1541, le Saint Suaire séjournera à Nice et, au monastère de Cimiez, nous découvrirons l’extraordinaire cadran du père récollet Ildefonse.
Puis arrive le temps où le Saint Suaire va quitter définitivement Chambéry (1578) pour être transporté à Turin, autre capitale du duché de Savoie. Par prudence, l’itinéraire passera par la Haute-Maurienne et la Vallée de Lanzo. Mais, au départ de Chambéry, il faudra bien passer par la route qui fera traverser Montmélian, Arbin, Cruet, Saint-Jean de la Porte où le château de Lourdens qui abrite le plus ancien cadran de la Savoie actuelle, daté de 1659, Aussois, Avrieux, Lanslebourg, Bessans. Dans toutes ces villes les cadrans abondent et plus d’un mérite intérêt, curiosité, admiration, émotion. Comment ne pas imaginer l’escorte du Saint Suaire à Avérole, hameau perché de Bessans, faisant halte devant la chapelle Saint-Pierre et méditant face au cadran si particulier, avec sa devise « Talis fuit vita tua, talis mors tua erit » ? Depuis lors, une fresque de la chapelle représente le Saint Suaire déployé. Entre Avérole et Turin, seuls trois sites de cadrans nous retiendront, l’abbaye de Novalese, puis Suse et, enfin, un ensemble gnomonique extraordinaire sur la façade du Palais de Justice de Mondovi, avec douze cadrans, tous différents et chacun procurant un type de renseignement.
C’est la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin qui va désormais abriter le Saint Suaire.
La gnomonique du Saint Suaire ne serait pas complète si l’auteur n’avait enfin rassemblé toutes les devises qui ornent les cadrans. Beaucoup sont d’inspiration religieuse, mais toutes ouvrent aussi la voie à une réflexion sur le Temps. Il est la matière de nos rêves et le châtiment qu’avec l’espace, Dieu infligea à Adam et Eve chassés du Paradis terrestre. Tout cadran solaire ne proclame-t-il pas, par son seul tracé, que « Hic spatium secat tempus. Hic tempus secat spatium », soit « Ici l’Espace découpe le Temps. Ici le Temps découpe l’Espace ».

Paul Gagnaire
Société Astronomique de France

 


 « Cadrans solaires sur les chemins de Compostelle » – Tome III

1722 pages illustrées d’environ 3000 photos, dont 559 cadrans solaires de France et d’Europe, 48 horloges astronomiques, 26 labyrinthes et une multitude de documents d’archives.

Un livre numérique indispensable pour tous les amateurs de cadrans solaires, disponible à la vente sur : firstsavoie@gmail.com

Je vous invite à un voyage dans le temps et à la recherche de nos racines.

Sur les divers chemins de Compostelle,  « Campus Stellae – Le champs de l’étoile », vous pourrez découvrir les horloges astronomiques et les cadrans solaires présents tout au long de ce pèlerinage,  un « Parcours qui est un retour vers l’essentiel ». Vous pourrez vagabonder dans la nature sacrée, traverser vignes et villages, et vous recueillir dans les sanctuaires protecteurs de reliques.

Un cheminement dans l’espace qui est jalonné de chapelles, d’églises et de cathédrales, de châteaux et de forêts, de demeures et d’oratoires, qui livrera d’autres messages laissés par les astronomes, les astrologues et les alchimistes. Les compagnons, bâtisseurs des cathédrales mettent en scène le spirituel et les sciences, le profane et le religieux. L’art décrit les espoirs, les peurs et les sentiments des hommes, où corps, âmes et esprits se mêlent !

Poursuivons notre connaissance, et essayons de soulever le voile des mystères, marchons pour recevoir la plus belle lumière de l’infini et rentrer dans le cercle des initiés au milieu du Compostella.

Le premier chapitre « Les rassemblements », présente les diverses routes qui conduisent vers les quatre villes françaises qui sont les départs des « Vias » menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Au Moyen-Âge, tous ces grands et infinis « Chemins de l’Europe » partaient du Nord, de l’Est et du Sud pour rejoindre Santiago pour un incroyable pèlerinage de plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour certains… et fait de milliers de kilomètres à pied. Les nordiques préféraient, au départ de Gdansk, naviguer sur la Mer Baltique. A moins de marcher en passant par Berlin, le Luxembourg et prendre la via de Vézelay. Arthus au Danemark amenait  via Hambourg, Brême, Aix-la-Chapelle, Liège, Paris et Tours. D’Haarlem – Amsterdam au Pays-Bas, ou  de Bruges en Belgique via Bruxelles et Paris, ou encore  du Mont Saint-Michel pour les anglais, via Poitiers, Bordeaux, Bayonne. Certains voyageaient depuis  Bucarest en Hongrie, et traversaient  Vienne en Autriche. Munich en Allemagne ou Berne en Suisse étaient d’autres départs pour se rendre à Lyon, et suivre le Rhône ou se diriger vers Le Puy-en-Velay. Cracovie en Pologne via Prague, conduisait à Stuttgart, Cluny et Vézelay. Les pèlerins italiens partaient de Brindisi, Naples ou Rome en Italie, pour traverser la France via la ville d’Arles… D’autres d’Athènes en Grèce, ou de Sofia en Bulgarie. Tous, animés de la même foi, marchaient.

Le chapitre II fait cheminer sur ces quatre « Vias » principales. Ainsi, nous pourrons mieux comprendre cet engouement des chrétiens de toute l’Europe, désireux de rejoindre la Galice pour venir prier sur la tombe de l’apôtre.

Au chapitre III,  Nous sommes arrivés au seuil du Portugal et de l’Espagne, après un long périple qui va bientôt se terminer. Il conduira depuis le Portugal sur les « Caminos » qui se déroulent en Espagne, jusqu’à Santiago puis Fisterra ». En Espagne de Grenade ou de Séville et Cadix, via Cordoue ou Salamanque et Zamora, de Barcelone, Montserrat ou de l’Èbre via Saragosse et Logroño, et  de Valencia via Tolède, Άvila, Zamora, Orense, ou  d’Irun via San Sebastien-Donostia, Bilbao, Santander et Oviedo, sont des itinéraires, et pour le Portugal les pieux marcheurs passent à  Lisbonne via Porto. Les Pèlerins partis du Nord, de l’Est ou du Sud de  l’Europe, entrent en Espagne soit au Col du Somport pour rejoindre le Chemin Aragonais désigné Camino Aragones, jusqu’à Puente-la-Reina où arrivent à Oloron-Sainte-Marie et passent par Saint-Jean-Pied-de-Port et le Col de Roncevaux pour tous se rejoindre et trouver  le Chemin des français : « Camino francés ». Il y a ceux qui choisissent le chemin côtier par Bayonne et Irun pour emprunter le Chemin du nord  – Camino del Norte – en longeant la côte Atlantique vers Gijόn et poursuivre par le bord de mer, ou emprunter  le Chemin primitif emmenant par l’intérieur des terres jusqu’à Burgos. Le Campus Stellae – Le champ de l’étoile -, va nous offrir toutes ses lumières et nous plonger dans notre beauté intérieure.

 


Cadrans solaires et méridiennes disparus de Paris – Tome II

ISBN 978-2-9547016-1-5

De nombreux cadrans solaires de Paris ont disparus par suite de négligences, de destructions ou  des intempéries. Lors de ce parcours parisien les monuments, les églises, et les hôtels particuliers nous racontent leurs cadrans solaires disparus.
Une façon de découvrir le message que les astronomes, les astrologues et les alchimistes nous ont laissé. Un discours artistique qui se laisse décrypter, en nous décrivant avec poésie et philosophie l’explication scientifique de l’homme et du monde. Matière et nature s’unissent pour  composer les arts de la musique, de la peinture, de la sculpture et de l’écriture.
Nous emboîterons les pas des pèlerins de Compostelle – Campus Stellae – Le champs de l’étoile – et appréhenderons le savoir, et le talent des compagnons qui bâtirent les cathédrales.
Vivons, Voyageons, Observons, Étudions, Enthousiasmons-nous !

 

Cadrans solaires de Paris – « Itinéraire d’un curieux » – Tome I

ISBN 978-2-9547016-0-8

J’ai essayé de montrer avec des photos et des mots les choses telles qu’elles sont : l’obscurité ou la lumière. Ce que j’ai photographié présente ce que j’ai trouvé beau et que je veux faire partager. Ce que je n’ai pas encore rencontré et encore photographié est : ce qu’il me reste à apprendre. Ces livres pourront servir de guides au promeneur, avec un circuit ludique autour des cadrans solaires et de curiosités d’un Paris confidentiel et insolite. Portes après portes, jardins après cours, églises après hôpitaux, pour terminer par les musées et chez les antiquaires, j’ai parcouru Paris à pied et en métro pour rassembler tous les cadrans solaires parisiens dans ce livre. Il a fallu souvent plusieurs visites pour obtenir une autorisation et photographier  à plusieurs reprises à des heures et des saisons différentes les divers cadrans de Paris. Je vous présente cette recherche, et essaye de donner autant d’enthousiasme et de joie au lecteur que j’en ai éprouvé tout au long de mon périple…


Livres numériques disponibles à la vente sur : firstsavoie@gmail.com

 

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